Marie-Madeleine attirée vers Jésus par les prières de Marie

25 Juillet, 2020
Provenance: fsspx.news

La conversion profonde de Marie-Madeleine, mentionnée dans le chapitre 7 de Saint Luc montre qu’elle est allée de son plein gré et librement chez Simon le Pharisien.

Par ce grand désir, cet instinct même de pénitence, elle a choisi un moment d’affluence et un lieu très public pour laver les pieds de Jésus de ses larmes et les essuyer de ses cheveux. Se tournant vers elle, Jésus lui dit : « Femme, ta foi t’a sauvée, va en paix ». Par de telles paroles, Jésus montre qu’elle a cru en sa divinité et en son pouvoir de pardonner les péchés. Ce que nous pouvons dire de ce fait évangélique, c’est que la grâce de Dieu a touché et poussé la femme pénitente. Mais qu'est-ce qui a provoqué ce mouvement de grâce ?

Pour répondre à cette question, examinons d’autres exemples où différentes personnes de l’Évangile ont été aussi l’objet de ce mouvement de grâce. Tout d’abord, la grâce a transformé Pierre de pêcheur en apôtre. Après avoir choisi le bateau de Pierre pour enseigner les foules, le Christ lui ordonne d’avancer en haute-mer pour pêcher. Voyant la prise miraculeuse de tant de poissons, Pierre tombe aux pieds de Notre-Seigneur et dit : « Éloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! ». Et le Christ répond : « Désormais, tu seras pêcheur d’hommes ! » (Lc 5, 10). C’est parce que Pierre obéit à Jésus, c’est parce qu’il lance sa barque au large que la grâce lui a été donnée. La barque représentait l'Eglise, l’unité dans la foi et la prière. Ainsi, ce qui meut la grâce, c’est la Foi et la prière de l’Église.

Cette vérité se manifeste encore plus explicitement lors de la résurrection du fils unique de la Veuve de Naïm. Ce fils mort était alors transporté sur un brancard pour être enterré hors de la ville, et sa mère le suivait toute en pleurs. Le Christ, « ému de pitié » et touché de miséricorde à la vue du chagrin de la mère, demande au garçon de se lever (Lc 7, 13). Ainsi, dans les douleurs de cette mère Jésus voyait les prières de son Église, et surtout, celles de sa propre Mère. Ces prières et ces larmes méritaient et provoquaient la grâce de la résurrection de ce fils.

Un autre épisode nous présente la femme cananéenne qui pensait en elle-même : « Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie ! » (Mc 5, 28). Elle croyait qu’elle serait guérie non pas tant parce que Jésus allait jeter un regard vers elle, mais parce qu’elle croyait en la puissance qui émanait de Lui, et même simplement en la puissance de son vêtement. Ces vêtements représentaient l’Église, et donc, une fois de plus, la grâce a été donnée par le Christ en tant qu’auteur, mais par l’Église au moyen de la prière.

La conversion de Marie-Madeleine s’est passée de la même manière. L’Église a prié, et elle s’est convertie. Mais où se trouvait l’Église à ce moment-là ? Au temps de l’Évangile, l’Église était surtout en la personne de la Sainte Vierge Marie. Sa foi parfaite rendait sa prière efficace. Les autres membres de l’Église n’étaient alors qu’en cours de formation.

Aujourd'hui, l’Église catholique, en ses membres, se trouve dans une phase de destruction, de déformation et de désintégration par manque de prière et à cause de la perte de la Foi. La prière de Marie est donc non seulement le soutien de l’Eglise, mais Marie est celle qui élève les âmes et provoque l’effusion de cette grâce, les transformant et les poussant à être membres vivants de l’Eglise. Soyons donc les instruments de la prière efficace de Marie par le chapelet quotidien pour la conversion des pécheurs et la sanctification des âmes.